« Prends garde à ton pied, lorsque tu entres dans la maison de Dieu ; approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés, car ils ne savent pas qu'ils font mal » (Ecclésiaste 4 : 17).
Le contexte de ce verset : Salomon met en contraste la vanité des choses de
ce monde "cela est poursuite du vent" et les bénéfices
de la piété véritable "crains Dieu et observe ses
commandements".
Nous sommes donc invités à entrer dans la maison de Dieu avec
le bon état d'esprit, et les bonnes motivations, sinon cet acte
religieux (le culte) peut lui aussi être vain.
L'état d'esprit
La motivation
Prenons garde à notre pied, lorsque nous entrons dans la maison de Dieu ; approchons-nous pour écouter.
Hervé Braibant
Dieu nous encourage à le chercher, à le trouver, à l'aimer. Pourquoi ? Parce qu'Il est Bon ; Il est Amour. Comme disent certains, c'est "Le Bon Dieu !" L'affaire est de savoir si nous croyons réellement qu'il est bon ? As-tu fais l'expérience de sa bonté ? C'est tout l'enjeu de la vie chrétienne.
Extrait du livre "Le Petit Prince", A. de Saint-Exupéry :
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
- S'il te plaît... apprivoise-moi ! Dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de
temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les
hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses
toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis,
les hommes n'ont plus d'amis.
Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras
d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du
coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais,
chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard.
Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après- midi, dès
trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus
je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et
m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens
n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur.
Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui
fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres
heures.